
Dans cet article, vous allez découvrir ma participation à la nouvelle exposition collective de La Palette du Val-de-Marne, qui se tiendra du 18 septembre au 14 octobre 2026 au Centre des Bords de Marne, au Perreux-sur-Marne.
Nouvelle exposition et retour sur mon blog
Après plusieurs mois sans publier de nouvel article, il était temps pour moi de reprendre le chemin de mon blog… et quelle meilleure occasion qu’une nouvelle exposition ?
Du 18 septembre au 14 octobre 2026, je participe à l’exposition collective organisée par La Palette du Val-de-Marne, au Centre des Bords de Marne, au Perreux-sur-Marne.
Le vernissage aura lieu le vendredi 18 septembre à 19 heures. Ce sera l’occasion de retrouver les artistes de l’association, de découvrir les œuvres présentées cette année et, bien entendu, de partager un moment autour de la peinture.
Pour cette exposition, j’ai choisi de présenter deux tableaux assez différents, mais qui ont finalement beaucoup de choses à se raconter : Fête pas cette tête et L’Éveil des couleurs.
Fête pas cette tête : l’autoportrait sans se prendre au sérieux

Avec Fête pas cette tête, je me suis attaqué à un sujet que les peintres connaissent depuis des siècles : l’autoportrait.
Mais plutôt que de chercher la pose avantageuse, le beau profil ou le regard profond de l’artiste contemplant son destin, j’ai choisi une solution beaucoup plus simple : faire une énorme grimace !
Mon visage envahit pratiquement toute la toile. Les yeux sont écarquillés, les sourcils contractés, le nez plissé et la bouche complètement déformée.
Le cadrage très rapproché amplifie encore la grimace. Le spectateur se retrouve presque nez à nez avec moi, sans véritable possibilité d’échapper à cette tête improbable.
Pour autant, derrière l’humour, j’ai conservé un travail pictural réaliste. Les carnations, les ombres autour des yeux et du nez, les lumières du front et les volumes du visage restent construits par la peinture.
Ce qui m’intéressait était précisément cette contradiction : jusqu’où peut-on déformer un visage tout en continuant immédiatement à reconnaître la personne ?
La grimace devient alors un formidable terrain d’expérimentation. Quelques contractions musculaires suffisent pour transformer complètement une physionomie.
C’est aussi une manière pour moi de détourner gentiment les conventions du portrait.
Je me prends comme modèle, mais je refuse de me prendre au sérieux.
L’Éveil des couleurs : quand la couleur prend possession du réel

Dans cette œuvre, j’ai voulu placer le visage au centre d’un univers où la couleur, la matière et l’imaginaire semblent progressivement prendre possession du réel. Le cadrage frontal et très resserré donne au personnage une présence immédiate. Son regard, dirigé vers le spectateur, constitue le principal point d’ancrage de la composition.
J’ai accordé une importance particulière aux yeux. Leur grande taille, leur précision et leurs tonalités vertes contrastent avec le foisonnement qui entoure le visage. Ils apportent quelque chose de presque hypnotique à l’expression. Le personnage semble à la fois nous regarder et découvrir quelque chose qui dépasse notre propre champ de vision.
Le visage constitue une zone de transition. Sur une partie de celui-ci, j’ai superposé un réseau de lignes et de formes qui évoque une trame organique, des ramifications ou un réseau en transformation. Cette structure traverse le front, descend autour de l’œil puis gagne le nez et la joue. Elle rompt volontairement avec le modelé plus lisse de l’autre partie du visage. J’ai ainsi cherché à faire coexister deux manières de peindre : une représentation relativement réaliste et une écriture beaucoup plus libre et symbolique.
Autour du personnage, la couleur se libère complètement. Une multitude de petites touches de bleu, de rose, de jaune, de vert, d’orange et de violet semblent apparaître, circuler et se disperser dans l’espace. Certaines restent concentrées autour des épaules tandis que d’autres s’élèvent autour de la tête. Elles peuvent évoquer aussi bien des fragments de lumière que des particules ou des morceaux d’un univers en pleine recomposition.
J’ai construit l’arrière-plan avec des tonalités beaucoup plus profondes, dominées par les bleus et les noirs. On peut y percevoir des formes qui rappellent un espace cosmique, des astres ou des mondes lointains. Cette profondeur sombre permet aux petites touches colorées de devenir particulièrement lumineuses. Elles donnent l’impression que la couleur surgit littéralement de l’obscurité.
Le titre L’Éveil des couleurs prend alors tout son sens. Pour moi, la couleur n’est pas seulement décorative : elle devient le sujet même de la peinture. Elle représente quelque chose qui apparaît, qui se développe et qui transforme progressivement le personnage et l’espace qui l’entoure.
J’ai également voulu conserver une opposition entre ordre et chaos. Le visage possède une construction précise et identifiable, tandis que les milliers de touches colorées semblent beaucoup plus spontanées. Pourtant, ces deux univers finissent par communiquer : certaines couleurs pénètrent directement dans le visage, comme si la frontière entre le personnage et son environnement commençait à disparaître.
À travers cette œuvre, je cherche finalement à représenter un éveil intérieur autant que pictural. Le personnage semble assister à la naissance d’un monde nouveau, mais cette transformation semble également avoir lieu en lui. La matière, la lumière et la couleur deviennent alors les manifestations visibles de cet éveil.
L’Éveil des couleurs est pour moi une peinture du passage : le passage de l’ombre vers la lumière, du réel vers l’imaginaire et d’un monde encore structuré vers un univers où la couleur devient libre.
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Deux tableaux, deux manières d’aborder le portrait

En choisissant ces deux œuvres pour cette exposition, je me suis aperçu qu’elles avaient finalement un point commun assez évident.
Dans Fête pas cette tête, c’est l’expression qui transforme le visage.
Dans L’Éveil des couleurs, c’est la peinture elle-même qui le transforme.
La première œuvre joue avec la grimace, la déformation et la caricature. La seconde fait progressivement basculer le portrait vers la couleur, la matière et l’imaginaire.
Deux directions très différentes, mais une même envie d’explorer ce que peut devenir un visage lorsqu’on cesse de le considérer comme une simple représentation fidèle du réel.
Et c’est aussi une belle manière pour moi de reprendre aujourd’hui la publication de mes articles.
Après cette interruption, les pinceaux, les couleurs et le blog reprennent du service !
Informations pratiques
Exposition collective — La Palette du Val-de-Marne
Du 18 septembre au 14 octobre 2026
Vernissage : vendredi 18 septembre à 19 h
Centre des Bords de Marne
2 rue de la Prairie
94170 Le Perreux-sur-Marne
Au plaisir de vous y retrouver et de vous présenter ces deux œuvres autrement qu’à travers un écran !
